Un patrimoine
se construit vite,
se transmet lentement.
Faire le point,
puis organiser.
Le bilan patrimonial
- Inventaire des biens, des dettes et des contrats
- Effet du régime matrimonial sur chaque élément
- Simulation de ce qui se passerait en cas de décès
- Repérage des clauses bénéficiaires à revoir
Les grandes décisions
- Détenir en direct, en indivision ou en société
- Pleine propriété ou démembrement
- Protéger le conjoint sans bloquer les enfants
- Articuler l’assurance-vie avec le reste du patrimoine
Revoir régulièrement
- Après un mariage, un divorce ou une naissance
- Après une vente, un héritage ou une donation reçue
- Lors d’un changement de résidence fiscale
- À l’approche de la retraite ou d’un départ à l’étranger
L’impôt sur la fortune immobilière se déclenche à 1 300 000 €.
Séparer l’usage
de la propriété.
Usufruit et nue-propriété
- L’usufruitier occupe le bien ou en encaisse les loyers
- Le nu-propriétaire devient plein propriétaire au décès, sans droits supplémentaires
- Répartition des charges et des travaux entre les deux
- Possibilité de réunir l’usufruit par anticipation
Le barème de l’article 669
- Donateur de 51 à 60 ans : usufruit 50 %, nue-propriété 50 %
- De 61 à 70 ans : usufruit 40 %, nue-propriété 60 %
- De 71 à 80 ans : usufruit 30 %, nue-propriété 70 %
- Les droits ne portent que sur la valeur de la nue-propriété donnée
Les montages fréquents
- Donation de la nue-propriété d’un bien locatif aux enfants
- Achat par les parents de l’usufruit et par les enfants de la nue-propriété
- Quasi-usufruit sur des sommes d’argent et créance de restitution
- Donation temporaire d’usufruit à un enfant étudiant
La valeur de l’usufruit dépend de l’âge, pas du bien.
Détenir à plusieurs,
sans l’indivision.
Créer une société civile
- Rédaction des statuts par acte notarié
- Apport d’un bien immobilier ou apport en numéraire
- Choix du gérant et étendue de ses pouvoirs
- Clauses d’agrément et de sortie des associés
Vivre avec une SCI
- Répartition des résultats entre les associés
- Option à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés
- Comptes courants d’associés et financement des travaux
- Assemblées et formalisme à respecter
Transmettre des parts
- Donation de parts sociales, en pleine ou en nue-propriété
- Décote possible pour illiquidité, à justifier
- Démembrement des parts et répartition des revenus
- Cession de parts entre associés ou à un tiers
Transmettre
sans laisser de dettes.
Organiser la transmission
- Donation-partage, qui fige la valeur au jour de l’acte
- Donation graduelle ou résiduelle
- Testament-partage et legs particuliers
- Pacte Dutreil pour les titres de société
Le cas particulier
- Capital hors succession lorsqu’un bénéficiaire est désigné
- 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans
- Au-delà, 20 % puis 31,25 % selon le montant
- 30 500 € d’abattement global pour les primes versées après 70 ans
Ce qu’on ne peut pas contourner
- Réserve héréditaire : la moitié avec un enfant, les trois quarts à partir de trois
- Rapport des donations antérieures au moment du partage
- Action en réduction des libéralités excessives
- Droits du conjoint survivant sur le logement
Le pacte Dutreil s’est durci en 2026.
Me Marie Muller Wechman
Une étude de centre-ville,
accessible et complète.
Trois notaires associés
À cinq minutes de la gare
Sur place ou à distance
Votre dossier,
étape par étape.
Le bilan
Les scénarios
Le projet d’acte
La signature et le suivi
Vos questions
sur le patrimoine.
Faut-il créer une SCI pour acheter à plusieurs ?
Pas systématiquement. L’indivision suffit pour un achat simple entre personnes qui s’entendent et n’envisagent pas de revendre séparément. La société civile prend tout son intérêt lorsqu’on veut organiser la gouvernance, faire entrer ou sortir des associés, transmettre progressivement des parts plutôt que des murs, ou éviter qu’un seul indivisaire puisse provoquer la vente. Elle suppose en contrepartie une comptabilité, des assemblées et un formalisme à tenir dans la durée.
Qu’est-ce que le démembrement de propriété ?
C’est la séparation du droit de propriété entre l’usufruit, qui donne le droit d’occuper le bien ou d’en percevoir les revenus, et la nue-propriété, qui en détient la substance. Au décès de l’usufruitier, le nu-propriétaire devient plein propriétaire sans droits de succession supplémentaires. C’est ce qui en fait un outil de transmission : on donne la nue-propriété tout en conservant l’usage et les revenus du bien.
Comment se calcule la valeur de l’usufruit ?
Pour le calcul des droits, l’article 669 du code général des impôts impose un barème lié à l’âge de l’usufruitier, par tranches de dix ans : l’usufruit vaut 90 % de la valeur du bien jusqu’à 21 ans révolus, puis perd dix points par décennie, jusqu’à 10 % au-delà de 91 ans. Entre 61 et 70 ans, par exemple, l’usufruit vaut 40 % et la nue-propriété 60 %. Ce barème vaut pour la fiscalité ; une valeur économique différente peut être retenue dans d’autres contextes.
L’assurance-vie entre-t-elle dans la succession ?
En principe non, dès lors qu’un bénéficiaire est désigné : le capital lui est versé hors succession, avec une fiscalité propre. Pour les primes versées avant les 70 ans de l’assuré, chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152 500 €, puis d’un prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 € et de 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s’applique tous bénéficiaires et tous contrats confondus, les droits de succession ordinaires reprenant ensuite leur place. Sans bénéficiaire désigné, le capital rejoint la succession.
Vaut-il mieux donner ou laisser hériter ?
Les deux ne s’opposent pas. Donner de son vivant permet de profiter d’abattements qui se reconstituent tous les quinze ans, de figer une valeur par une donation-partage et d’éviter des discussions ultérieures entre héritiers. Attendre permet de conserver la maîtrise de ses biens et le bénéfice de la réévaluation des valeurs au décès. L’arbitrage dépend de l’âge, de la composition du patrimoine, du nombre d’enfants et du niveau de revenus dont on a besoin.
Qu’est-ce que la réserve héréditaire ?
C’est la part du patrimoine qui revient obligatoirement aux enfants et dont on ne peut pas les priver. Elle est de la moitié de la succession avec un enfant, des deux tiers avec deux, et des trois quarts à partir de trois. Le solde, appelé quotité disponible, peut être attribué librement, par donation ou par testament. Les libéralités qui empiètent sur la réserve peuvent être réduites à la demande des héritiers réservataires.
Le pacte Dutreil est-il toujours intéressant ?
L’exonération de 75 % de la valeur des titres transmis demeure, et reste l’un des dispositifs les plus favorables du droit français. La loi de finances pour 2026 l’a toutefois resserrée : l’engagement individuel de conservation passe de quatre à six ans, et la fraction de valeur correspondant aux biens non affectés à l’activité professionnelle est désormais exclue du bénéfice. L’engagement collectif reste de deux ans et l’exercice d’une fonction de direction de trois ans. L’intérêt doit donc se mesurer dossier par dossier.