Une entreprise,
c’est aussi
un patrimoine.
Constituer
et structurer.
Choisir la structure
- Société civile, SCI de location ou de construction-vente
- Société d’exercice libéral et société de moyens
- Groupe avec holding et filiales
- Articulation avec le régime matrimonial du dirigeant
Écrire les règles
- Rédaction des statuts et clauses d’agrément
- Pouvoirs du gérant et seuils d’autorisation
- Clauses de sortie, de préemption et d’exclusion
- Pacte d’associés et promesses croisées
Mettre les biens au capital
- Apport d’un immeuble, obligatoirement par acte notarié
- Apport pur et simple ou apport à titre onéreux
- Évaluation des apports en nature
- Comptes courants d’associés et conventions de trésorerie
L’apport d’un immeuble à une société passe par le notaire.
Les murs
et le bail commercial.
Acheter les locaux
- Acquisition en direct ou par une société civile dédiée
- Financement, hypothèque et privilège de prêteur de deniers
- Crédit-bail immobilier et levée d’option
- Articulation entre la société d’exploitation et la société propriétaire
Le statut des baux commerciaux
- Bail de neuf ans, résiliable par le preneur tous les trois ans
- Droit au renouvellement et indemnité d’éviction
- Répartition des charges et des travaux, à détailler
- Révision du loyer et indices applicables
Au fil des années
- Cession du bail à l’acquéreur du fonds
- Déspécialisation et changement d’activité
- Sous-location et convention d’occupation précaire
- Congé, renouvellement et fixation du loyer
Céder un fonds,
céder des titres.
Céder le fonds de commerce
- Clientèle, enseigne, droit au bail, matériel et stocks
- Séquestre du prix et purge du droit d’opposition des créanciers
- Information préalable des salariés dans les entreprises concernées
- Solidarité fiscale du cédant et du cessionnaire
Céder les parts ou actions
- Audit préalable et garantie d’actif et de passif
- Agrément des associés, lorsque les statuts l’exigent
- Clause d’earn-out et crédit-vendeur
- Formalités d’enregistrement et de publicité
Fonds ou titres ?
- Le fonds laisse les dettes sociales au cédant
- Les titres emportent le passé de la société
- Les droits d’enregistrement diffèrent selon la forme retenue
- Le sort du bail et des contrats en cours n’est pas le même
La cession d’un fonds de commerce suppose un séquestre du prix.
Transmettre
l’entreprise familiale.
Le pacte Dutreil
- Exonération de 75 % de la valeur des titres transmis
- Engagement collectif de conservation de deux ans
- Engagement individuel de six ans depuis la loi de finances 2026
- Fonction de direction exercée pendant trois ans
Organiser la reprise
- Donation-partage avec soulte au profit des non-repreneurs
- Donation de la nue-propriété des titres
- Holding de reprise et apport-cession
- Démembrement des parts et répartition des dividendes
Entre les enfants
- Évaluation des titres au jour de la donation-partage
- Rapport et réduction des libéralités antérieures
- Protection du conjoint du dirigeant
- Assurance-vie en compensation pour les non-repreneurs
Le pacte Dutreil s’est durci en 2026.
Me Marie Muller Wechman
Une étude de centre-ville,
accessible et complète.
Trois notaires associés
À cinq minutes de la gare
Sur place ou à distance
Votre opération,
étape par étape.
Le cadrage
Les pièces et les audits
Le projet d’acte
La signature et les formalités
Vos questions
sur le droit des sociétés.
Pourquoi passer par un notaire plutôt que par un avocat pour une société ?
Les deux professions sont complémentaires et interviennent souvent ensemble. Le notaire est indispensable dès qu’un immeuble est en jeu — apport au capital, acquisition des murs, garantie hypothécaire — puisque lui seul peut recevoir un acte publiable au service de la publicité foncière. Il l’est aussi lorsque l’opération touche au patrimoine privé du dirigeant : régime matrimonial, donation de titres, transmission entre enfants. Pour un contentieux ou une négociation contractuelle complexe, l’avocat est le bon interlocuteur.
Vaut-il mieux céder le fonds de commerce ou les titres de la société ?
La cession du fonds transfère les éléments d’exploitation — clientèle, enseigne, droit au bail, matériel — en laissant au cédant les dettes de la société. La cession des titres transfère la société elle-même, avec son passé comptable, fiscal et social, ce qui rend indispensable une garantie d’actif et de passif. Les droits d’enregistrement et le traitement de la plus-value diffèrent également. L’arbitrage se fait au cas par cas, en fonction du passif, du bail et des contrats en cours.
Qu’est-ce que le séquestre du prix dans une cession de fonds ?
Le prix de cession n’est pas remis immédiatement au vendeur : il est conservé par un tiers, le plus souvent le notaire, pendant le délai qui permet aux créanciers du cédant de former opposition et à l’administration de se prononcer sur la situation fiscale du fonds. Ce mécanisme protège l’acquéreur, qui peut être tenu solidairement de certaines dettes, et les créanciers, qui pourraient autrement se retrouver face à un vendeur insolvable.
Combien de temps dure un bail commercial et peut-on en sortir avant ?
Le bail commercial est conclu pour neuf ans au minimum. Le locataire peut y mettre fin à l’expiration de chaque période triennale, en respectant un préavis de six mois — ce qui lui donne une souplesse que le bailleur n’a pas. À l’échéance, le locataire bénéficie d’un droit au renouvellement : si le bailleur le refuse, il doit en principe verser une indemnité d’éviction. Certaines clauses peuvent écarter la faculté de résiliation triennale dans des cas limités.
Faut-il un acte notarié pour créer une société ?
Pas nécessairement : des statuts sous seing privé suffisent dans la plupart des cas. L’acte notarié devient obligatoire dès qu’un immeuble est apporté au capital, puisque le transfert doit être publié au service de la publicité foncière. Il est également recommandé lorsque les époux sont mariés sous un régime communautaire et que l’apport porte sur un bien commun, ou lorsque les statuts comportent des clauses patrimoniales dont la date certaine importe.
Qu’est-ce que le pacte Dutreil et à quelles conditions s’applique-t-il ?
C’est un dispositif qui exonère de droits de mutation 75 % de la valeur des titres d’une société transmis par donation ou par succession. Il suppose un engagement collectif de conservation de deux ans, un engagement individuel de conservation — porté de quatre à six ans par la loi de finances pour 2026 — et l’exercice d’une fonction de direction pendant trois ans à compter de la transmission. Cette même loi exclut désormais du bénéfice la fraction de valeur correspondant aux biens non affectés à l’activité professionnelle.
Comment traiter l’enfant qui reprend l’entreprise et ceux qui ne la reprennent pas ?
C’est la question centrale d’une transmission familiale. La donation-partage permet de figer la valeur des biens au jour de l’acte, ce qui évite que la réussite ultérieure du repreneur ne lui soit reprochée au moment du règlement de la succession. Une soulte peut être mise à sa charge au profit des autres enfants, et un contrat d’assurance-vie ou un bien immobilier peut servir d’équilibre. L’évaluation des titres au jour de la donation est l’élément déterminant.